Publié le 19 Janvier 2017

Chez nous, la bise est un vent froid qui souffle du nord ou du nord-est. Elle chasse généralement les nuages et nous donne des journées froides, mais limpides. Sauf lorsqu’elle tourne en bise « noire », le temps est alors froid, nuageux et humide.

 

Ces derniers jours, le paysage s’est mué en poudrerie et on se dirait au Grand Nord. Non que j’aime l’hiver, je lui préfère l’automne et ses couleurs. Non que j’aime le froid, mais avec les habits adéquats, c’est un vrai bonheur de faire face aux éléments qui se déchaînent. Le froid a ses désavantages, mais on peut toujours s’habiller plus – à l’inverse des grandes chaleurs où, une fois nue, on ne peut pas enlever plus. C’est donc dans ma plus jolie version bibendum que j’effectue mes allers-retours de la maison au job. On se raille de moi au travail, en me lançant des « Ce n’est pas encore le printemps ! » mais je m’en fiche.

 

Courage ! Plus que deux mois…

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Rédigé par Lilas

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Publié le 16 Janvier 2017

Elle m’écrit « Je pensais que ce serait ce lundi ». Je sais qu’elle attend. Patiente. Impatiente. Elle attend qu’il se manifeste. Elle s’inquiète, se dit que la dernière fois qu’elle l’a vu était peut-être la dernière. Elle sait que si elle écrit en premier, elle ne recevra pas de réponse. Plutôt que d’être frustrée, elle reste silencieuse. Elle s’inquiète et se demande ce qu’il vit et comment il le vit. Elle se sermonne aussi parce que la situation n’est pas viable ; il serait temps de lâcher prise, de faire la part des choses, d’oublier, de cesser d’espérer.

 

Mais quand il s’agit de sentiments, inutile de parler au conditionnel. Ils sont présents, point final.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 14 Janvier 2017

En regardant mon téléphone cet après-midi, l'application météo me signalait un danger marqué d'avalanche dans ma région. Et elle insiste, la bougresse!

Euhhh joker? Un danger marqué d'avalanche, alors que j'habite en plaine, à environ 400m d'altitude et qu'il y a - à tout casser - 10cm de neige dehors?

Bon certes... j'éviterai de passer près des toits trop pentus.

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Publié le 14 Janvier 2017

En règle générale, je ne me fixe pas forcément des objectifs – à part ceux professionnels ou sportifs - et me laisse surprendre par la vie. Mais si je devais faire un bilan de ma vie jusqu’ici, il y a quelques buts que j’ai atteints qui me semblent primordiaux, parce qu’existentiels.

 

Tout d’abord, j’ai aimé et j’aime toujours. Comme le dit si bien Alfred de Musset «quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui ». Et rien que pour cette raison, je suis heureuse et ce, même si certaines situations qui m’ont menée jusqu’ici, certaines métamorphoses ont été douloureuses.

 

Je suis aussi de celles qui, très tôt, savaient vouloir des enfants. Même si je n’ai pas le compte – ne riez pas, je voulais trois garçons « qui me donnent rapidement des cheveux gris » - je n’arrive pas à m’imaginer sans eux. Ils me rendent fière, me font sourire et rire souvent. J’aime leur façon de se débrouiller, leur sens de l’humour, leur impertinence parfois, leurs mimiques, leur attention, leurs explications embrouillées. Je sais que j’ai de la chance.

 

Au-delà de ces deux points, je suis en bonne santé, j’ai un job sympa et des activités qui me plaisent. Donc j’essaie de conserver cette harmonie. Est-ce là un but en soi ? Je pense, oui. Je sais qu’il suffit qu’un seul de ces éléments périclite – c’est si vite arrivé - et cette belle harmonie s’envole. Donc, j'essaie de rester consciente et je vis.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 13 Janvier 2017

Le jus sanguinis est la règle de droit attribuant aux enfants la nationalité de leurs parents, quel que soit leur lieu de naissance. C'est le principe dominant dans la plupart des pays et celui qui s’applique à mon pays.

 

Pour obtenir la nationalité suisse – pour autant qu’on y soit intéressé – c’est un parcours du combattant, il faut y avoir résidé pendant 12 ans. En outre, il faut remplir les conditions cantonales et communales nécessaires, s’être intégré – facile à dire, mais quelle est la définition de l’intégration ? - dans la communauté, s’être accoutumé au mode de vie et aux usages - et je peux vous dire que, selon les régions, on pourrait se croire en d’autres temps – se conformer à l’ordre juridique et ne pas menacer la sûreté intérieure ou extérieure du pays. Ce sont là les conditions grandement résumées pour une naturalisation dite ordinaire.

 

Il existe aussi une naturalisation dite facilitée, qui requiert elle aussi une requête. L’octroi de la naturalisation facilitée relève exclusivement de la compétence de la Confédération. Le canton est préalablement consulté. Comme la commune, il dispose d’un droit de recours. La naturalisation facilitée est accordée à condition que la personne qui dépose la requête se soit intégrée dans la communauté, qu’elle se conforme à l’ordre juridique et ne compromette pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse. Peuvent en bénéficier les étrangers qui se marient avec un ressortissant suisse.

 

Pourquoi donc est-ce que je disserte sur ce thème ? Prochainement, nous allons devoir nous prononcer sur le fait de permettre ou non aux jeunes étrangers de 3e génération de pouvoir se faire naturaliser plus facilement. Mais 3e génération, qu'est-ce que ça signifie? Ces jeunes doivent être "nés en Suisse, posséder un permis d'établissement et avoir fréquenté l'école obligatoire pendant au moins cinq ans". 3e génération implique également "que l'un de ses parents disposent également d'un permis d'établissement ait passé au moins dix ans en Suisse et y ait fréquenté l'école obligatoire pendant au moins cinq ans" et "que l'un des grands-parents soit né en Suisse ou ait possédé le droit de séjour". Il faut donc que le jeune dépose une demande - jusqu'à son 25e anniversaire - et présente les documents nécessaires pour prouver ou établir de manière vraisemblable que les conditions citées ci-dessus sont remplies. Ce qui, en plus, doit coûter bonbon.

 

J’ai vu les premières affiches qui jouent sur le manque de contrôle, le sentiment d’insécurité, sur et sur le fait que la nationalité est non seulement bradée, mais qu’elle est en plus octroyée à des personnes culturellement différentes… et franchement ça m’énerve. Comment peut-on impunément publier de tels arguments politiques ?

 

Non mais GRRRRR…

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Rédigé par Lilas

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Publié le 12 Janvier 2017

Chacun cherche les réponses à ses propres histoires amoureuses. Pourquoi, comment, quand ? Et mine de rien, c’est souvent le sujet des conversations entre amies, au travail ou ailleurs. Mais les points de vue divergent.

 

J’ai par exemple un copain qui affirme que les garçons retournent toujours auprès des filles qui ne les repoussent pas – la raison étant « elle est d’accord » - et une amie qui soutient que si le garçon revient à la charge, toujours et encore, c’est qu’il est mû par des sentiments. Et je me dis qu’il y a du vrai dans chacun de ces propos, même si la première assertion est finalement pas très plaisante. J’avoue même que j’y crois plus qu’à la seconde et ce, bien qu’on ne puisse pas comparer les personnes. Le souci, c’est qu’on ne sait jamais vraiment à quel point les autres tiennent à nous.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 9 Janvier 2017

Un café sur un coin de cuisine, un jus d’orange fraîchement pressée à la cantine, c’est parti pour une nouvelle année de projets, de tracas, de délais à tenir, de stress, de bonheur et de coups de gueule.

 

J’avoue que je suis à la fois effrayée par le fait qu'on remette la machine en route – car je sais ce que représente la masse de travail d’une année – et impatiente de reprendre ce job plein d’imprévus. Mon chef doit faire une planification qu’il sait d’avance de pas réussir à tenir, donc ça va « être chaud » !

 

Donc, me voilà de retour devant un pc, à devoir formuler en mots toutes les données et graphiques qui me passent entre les mains.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 8 Janvier 2017

Lors de mon escapade, j'ai passé énormément de temps dehors ou dans les couloirs "à courants d'air" du métro. Malgré ses nombreux escaliers - je comprends mieux comment les Parisiens se maintiennent en forme - il n'y avait pas moyen de se réchauffer.

Dans le dédale de cette ville souterraine, j'ai pris la ligne venant de la Porte de Clignancourt ce qui, immanquablement, m'a fait penser au Goût et à ses pérégrinations dans Paris. Mais pas que... un arrêt comme celui des Tuileries ou des enseignes comme le Monop et le Palais des Thés aussi ! Je m'attendais à les croiser, Heute-Bleue et lui, au coin de la rue. Mais la rencontre n'a pas eu lieu.

Au lieu de cela, j'ai croisé des militaires armés. Je sais qu'il y a toujours l'état d'urgence, que nous nous souvenions de la fusillade à Charlie Hebdo, que je viens d'un endroit où il fait bon vivre, mais une telle rencontre me choque et me fait froid dans le dos. Après ce genre de rencontre, j'étais contente de rentrer et j'ai trouvé la dimension de ma petite gare ridiculement petite après l'immensité de la Gare de Lyon.

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Publié le 6 Janvier 2017

Le Goût et plein d'autres personnes fêtent leur anniversaire aujourd'hui.

Alors, en ce saint jour, je vais à Paris. J'ai dans mon maigre baluchon une gourmandise pour le Goût, si d'aventure, nous réussissions à nous croiser dans mon "marathon".

Je n'ai pas tout compris car avec ma famille, c'est toujours un peu compliqué... Si bien que c'en est devenu une blague, "la storia dell'orso" où chacun raconte sa version à sa sauce d'après ce qu'il a compris. Le nombre de perspectives d'un fait que en résulte est assez impressionnant. Comme le disait très justement ma soeur, "ce n'est pas une famille, c'est un zoo!" Entre le caractère exacerbé de certains, le manque d'écoute des autres, le tout mélangé à une haute dose de fierté, ça donne de belles étincelles, relationnelles, artistiques et familiales. C'est pourquoi 24 heures ensemble suffisent à rallumer joies et colères.

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Publié le 5 Janvier 2017

Je l'ai probablement déjà utilisé, mais tant pis.

Si l'une de mes résolutions était celle d'écrire plus, me voilà bien avancée! Nous sommes le 5 janvier et aucune note n'est encore venue remplir les chapitres de la nouvelle année. Je me rends de plus en plus compte que si je n'ai pas l'esprit libre, s'il est encombré par des délais professionnels, des tâches administratives ennuyeuses ou des soucis d'organisation, je n'arrive pas à écrire. 

2017, un nouvel âge, le début d'une nouvelle décennie pour mon fils et moi, une opportunité pour accomplir des tâches ordinaires mais aussi extraordinaires, pour vivre des moments particuliers qui se détachent du quotidien comme une petite bulle de bonheur, pour découvrir encore et encore, pour faire du bon boulot, pour ne pas trop se louper et pour ne blesser personne.

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