Publié le 18 Février 2017

Ce que je retiens de ces quelques jours de repos forcé, c'est avant tout la langueur, sans doute due à ces nuits au sommeil agité, ainsi qu'à la pression artérielle basse. J'ai cette étrange sensation, quand je marche, de ne pas savoir où se situent mes extrémités. Un peu comme avant de m'évanouir.

Ce que je retiens également, ce sont les innombrables appels de call center qui interrompent fréquemment la journée, en insistant lourdement même lorsqu'ils ont été priés de me lâcher la grappe. A une cadence d'un appel toutes les demi-heures, j'avoue que ma patience a été mise à mal et que, très cavalièrement, j'ai raccroché au nez de la dernière. Il y a aussi les avions de combat de l'armée qui viennent tourner au-dessus du quartier. C'est fou ce que ces Hornet sont peu discrets.

Il doit être écrit quelque part que si l'on ne dort pas la nuit, on ne dort pas la journée non plus.

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Publié le 16 Février 2017

Dans ma culture, m'a-t-elle dit, les rapports hommes-femmes sont codifiés, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Quand un homme parle à une femme, c'est qu'il a une "intention", alors qu'ici...

Ben ici, lui ai-je répondu, si tu parles à quelqu'un, tu fais acte de diplomatie, de sociabilité, d'attention, d'intérêt  ou d'intention. Quant à savoir, quoi, comment, jusqu'à quel point, seul le temps le dira et encore... Parfois même le temps ne fournit pas la réponse. D'où une certaine perplexité - voire une perplexité certaine - dans les relations humaines. C'est là qu'elle m'a parlé de ses "floutitudes" comme elle les a appelées, des épisodes de sa vie où elle n'a pas réussi à se situer par rapport aux autres. Elle en éprouvait une certaine incompréhension, un malaise sous-jacent. C'est fou comme on se souhaiterait perspicace, meilleur, infaillible en toutes circonstances! 

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Publié le 15 Février 2017

Lundi, j'ai renoncé à aller au tango. Un peu parce que je me sentais patraque. Mais surtout parce que je n'avais rien à donner. Si, dans une telle danse, il n'y a pas de partage, la connexion entre les danseurs ne peut pas s'établir, la sensualité est absente et aucune histoire ne peut être contée le temps d'une tanda. Autant danser avec un caillou, l'expression de la danse reste vide. 

Je n'avais rien à donner. Alors j'ai renoncé.

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Publié le 8 Février 2017

Selon mon signe zodiacal, je serais une personne de tête, extravertie, charismatique, dominante, narcissique, mais néanmoins généreuse, capable de déplacer des montagnes et de motiver les troupes. Bref, j’aurais en poche un passeport vers la réussite.

 

Certes… certes, mais alors ascendant douceur, ce qui expliquerait que nombre de ces traits soient atténués, voire totalement inexistants chez moi. Etonnamment, alors que j’en ris, tous les hommes de ma vie sont des Poissons. Ce n’est pourtant pas la première question que je pose, pour m’assurer de mon choix. La relation s’établit, je suis charmée – ou l’inverse, je ne sais pas trop – et en cours de route, j’apprends que le monsieur est né en mars. Ah oui, parce qu’en plus, ils s’accordent sur le mois ! Je me permets, au passage, de dire qu’ils n’ont de loin pas le même caractère, malgré ce que pourrait en penser certaine, je suis sûre qu’elle se reconnaîtra.

 

Le feu attiré par l’eau, l’extraversion versus l’introversion, deux pôles contraires qui s’attirent !

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Rédigé par Lilas

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Publié le 6 Février 2017

Pour Noël, j’ai reçu un gadget qui mesure le nombre de pas et d’étages (gravis ou descendus), les phases de sommeil, la fréquence cardiaque et autres fonctionnalités.

 

Pour le nombre de pas, la moyenne quotidienne change selon que j’ai beaucoup ou peu marché le jour précédent. En règle générale, elle avoisine les 10'000 pas. Sachant que je travaille assise, il est déjà bien que j’atteigne ce score quotidien. Pour les étages, je dois gravir chaque jour 10 étages. A la maison, le deal est illusoire, car tout est à niveau, y compris la buanderie, et les rares fois où je descends à la cave ne suffisent pas à atteindre ce but. Au travail, par contre, entre le bureau de Zieuxbleus au 2e, le mien au 4e et la cantine au 5e, je réalise facilement cet objectif. Mais c’est surtout parce que j’ai ce stupide gadget au poignet. Je ne fais l’effort de monter les escaliers régulièrement que parce que je le porte. Mais il m’est arrivé de ne pas l’avoir – parce que je devais recharger la batterie – et je me suis empressée de prendre l’escalator et l’ascenseur.

 

Comme quoi, la motivation ne tient à rien.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 4 Février 2017

Rien qu’une fois.

 

Comme dans la chanson, je l’avais suivi parce qu’un désir d’adultes me consumait, que je pensais que nous ne nous reverrions plus et parce que je voulais garder un ultime souvenir. Je trouvais l’idée sordide, mais il avait tellement insisté, usant de ce tourbillon de mots dont je parlais l’autre jour ayant pour conséquence que je ne suis plus capable de respirer, ni de réfléchir, ni de contre-argumenter. Il avait vraiment insisté… comme si sa vie en dépendait. Il voulait que nous ayons un espace à nous, temporaire certes, mais rien qu’à nous. Et moi… moi je l’aimais et j’avais envie de passer ce temps avec lui. J’avais donc accepté.

 

Nous nous étions donné rendez-vous un peu en dehors de la ville. J’étais arrivée en avance - l’impatience ou la peur palpable - et je m’étais réfugiée dans une cabine téléphonique. Ce jeudi-là, il pleuvait, l’humidité remontait dans mes os. Je me sentais tellement sotte dans cette cabine téléphonique. Quelques minutes plus tard, il m’avait rejointe le visage fermé et nous nous étions dirigés ensemble vers le lieudit. Je tremblais comme une feuille. Était-ce une bonne idée ? J’avais l’impression de ne pas être à ma place et que tous les regards convergeaient sur nous. Ce nouveau contexte et sa détermination m’intimidaient. « Une seule et unique fois. A la fois, une première et une dernière fois » me répétais-je, pour me donner du courage.

 

Aujourd’hui, je me souviens…

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Rédigé par Lilas

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Publié le 3 Février 2017

J’ai un jour de retard, mais je fais ce que je peux.

 

Comme vous le savez sans doute déjà, j’ai un travail prenant et un lot d’heures supp’ assez conséquent. J’ai donc décidé d’augmenté mon temps de travail, avec l’accord de ma hiérarchie. Tant qu’à travailler autant, autant que ce soient des heures reconnues. Donc, à partir de mars, il y aura non seulement le passage à l’heure d’été, mais également une augmentation de mon temps partiel - qui ne sera plus si partiel que ça.

 

Donc, je me relève les manches et je bosse.

 

Bonne journée !

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Rédigé par Lilas

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Publié le 2 Février 2017

Lui peut-être, mais en tout cas pas moi. Pourtant, je gagne bien ma vie. Le loyer, les impôts et les assurances-maladies engloutissent ensuite la moitié de mon salaire et l'on sait que les frais ne s'arrêtent pas là, d'autant plus que nous sommes trois à vivre avec la somme restante.

 

Sur ces entrefaites, une étude d'Eurostat confirme ce que nous savions déjà. Nous vivons dans le pays où les denrées alimentaires sont les plus chères - prix corrigés sur le pouvoir d'achat, à savoir 72% plus élevés que la moyenne des pays de l'Union européenne. Et nous, sages comme des images, nous continuons à trimer. Alors, non, je ne suis pas riche et je vis dans un pays cher.

 

Quant à la goutte qui a fait déborder le vase et qui m’a amenée à écrire cette note... je viens de voir ce que coûte l’entrée aux toilettes publiques dans les gares. 2 €, même le besoin naturel est cher!

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Rédigé par Lilas

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Publié le 31 Janvier 2017

Vous ai-je raconté que mes plus belles histoires ont commencé dans mon club, voire avant? Il y a plus de 30 ans, lorsque j’ai suivi mon premier amour dans sa discipline, sur les conseils avisés des journaux que je lisais avidement. Aujourd’hui, nous avons grandi et j’enseigne à ses côtés.

 

Quelques années plus tard, j’y ai croisé l’homme qui partage ma vie. Il était prêt, mais pas moi. J’étais jeune et je manquais d’attention, la tête prise par un élan de liberté, sachant que je partais faire mes études ailleurs, loin du joug parental. Mes études terminées, je me suis laissée happer par la vie active, ainsi que par mon histoire d’alors, celle qui m’a donné deux garçons si différents, l’un sociable, malin et insaisissable, l’autre solitaire, disponible et attentionné. Plus ou moins à la même période où la Lumineuse est née. Un jour, une amie m’a appelée et m’a suppliée de la rejoindre là où elle devait présenter son examen, pour l’encourager. L’homme de ma vie était là aussi, un sourire si heureux qu’il restera gravé dans ma mémoire. Ce jour-là, je suis revenue à mes racines. J’ai redécouvert son amitié, son attention, son goût pour les échanges épistolaires, des pages et des pages de pattes de mouches qui me faisaient rire, son humilité face à une situation plutôt critique. Il ne réclamait pas, il souhaitait juste passer du temps avec moi. Le peu que je pouvais lui offrir. Petit à petit, jusqu’à ce que la situation me pousse à faire un choix. Celui de refermer une porte et de recommencer ailleurs sur d’autres bases. Je ne regrette pas ce choix. Il a eu de nombreuses conséquences positives pour toutes les personnes concernées.

 

Me concernant, j’ai retrouvé l’unité d’une famille qui a le goût du partage, la voix de mes propres désirs et une place à part entière, les amitiés qui apaisent le cœur, le chemin de mon club et de la voie du guerrier avec son lot d’enseignements.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 27 Janvier 2017

J’ai besoin de faire de la place, de me sentir moins à l’étroit, de respirer.

 

J’ai commencé un tri le week-end passé. Pas uniquement dans mes armoires, mais également dans mon grenier et sur mes étagères. A quoi bon garder un pantalon – oui un pantalon – dans l’hypothétique espoir de le porter un jour ? Ou de laisser que s’empoussière un bouquin que je n’ai pas aimé, alors qu’il y a des boîtes à troc un peu partout et qu’il y a des livres bien plus intéressants à découvrir ? J’ai fait des heureuses parmi mes amies. L’une, plus impertinente que les autres, m’a rendu le sac dans lequel j’avais préparé ce que je donnais. Elle m’a dit que je n’avais qu’à continuer à le remplir si c’était pour lui ramener de si jolies choses. Quant aux bouquins que j’ai déposés dans la boîte à troc, ils avaient déjà disparu le lendemain.

 

Il ne me reste qu’à continuer et lorsque le printemps pointera le bout de son nez, j’aurais déjà tout fait.

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Rédigé par Lilas

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