Publié le 28 Avril 2017

Répartissez-vous, prenez chacun un carré. C’est votre espace. Non Lucas, tu ne pousses pas David. Amélie, tu es sur la même carré que ton frère. Déplace-toi !

 

Il y a certains mercredis où les bras me tombent rien qu’à penser qu’il va falloir que je gère des cours, que dis-je, un tsunami d’énergie pendant trois heures. L’ennui lorsqu’une salle est grande et que les enfants sont petits, c’est qu’ils ont besoin de la remplir. Surtout si l’idée de base est celle de les faire bouger. Il y a des mercredis où j’en ressors rassérénée, amusée, attendrie car mes petits loups m’ont tellement donné. Je les aime, ces gamins. Il y en a d’autres où je me dis que je n’arrive rien à faire, que j’ai juste envie de les jeter par la fenêtre sans prendre la peine de l’ouvrir, que je vais passer le flambeau à quelqu’un d’autre, que les parents vont me tomber dessus parce que je donne un cours chaotique. La plupart, en fait, me félicite de ma patience, rajoute que leur enfant aime venir dans ce cours. Ben tiens, tu m’étonnes !

 

Dernièrement, j’ai reçu deux dessins. Plus précisément, l’un était pour moi. Quant à l’autre, j’avais pour mission de le remettre au « garçon aux platines » - Pour ceux qui ne me lisent pas depuis longtemps, il faut savoir que je l’épaule chaque semaine dans son école depuis une quinzaine d’années - Evidemment, un tel mouvement n’est pas passé inaperçu. Un autre enfant, du haut de ses 6 ans, s’est approché pour savoir quels étaient ces dessins, à qui ils étaient destinés et pourquoi je les recevais. La question suivante m’a clouée sur place ; le petit loup m’a demandé si le « garçon aux platines » était mon chéri et si nous nous donnions des bisous. Ce n’est un secret pour personne que nous sommes très attachés l’un à l’autre, il faut dire qu’on se connaît depuis l’enfance, mais la question m’a tout de même prise de court. Qu’y a-t-il de différent dans notre manière d’être ensemble ? Je veux dire de différent de notre manière d’être avec les autres… J’ai l’impression qu’il y a la même chaleur, le même plaisir, le même intérêt dans l’accueil des personnes qui sont là autour de nous, qui arrivent et partagent ce moment avec nous. Toujours est-il que voilà… futé le gamin !

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Rédigé par Lilas

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Publié le 27 Avril 2017

Celles et ceux qui ont des enfants ou des petits-enfants connaissent sans doute Charlie, ce petit personnage que l'on doit retrouver au milieu d'une foule.

Si vous le retrouvez, vous saurez me reconnaître aussi. Aujourd'hui, je porte le même pull.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 26 Avril 2017

Ma vie est une histoire d'amours car je n'ai pas peur d'engager mes sentiments. C'est ma manière d'être vraie et de donner le meilleur de moi-même. Passionnée certes, mais pas n'importe comment, pas avec n'importe qui.

 

Mon chemin a croisé celui de personnes formidables et je me considère comme chanceuse. Ce qui ne signifie pas que tout a été facile ou que je n'en ai pas souffert. Non, mais je préfère prendre la lame de front, être ballotée à en être malade, plutôt que de vivre une vie aseptisée, loin de tout remous et plate comme un électrocardiogramme. Franchement, laquelle des deux vaut la peine d’être vécue, laquelle laissera des souvenirs, une couleur, un parfum, humm ? C’est peut-être pour cette raison que la vie a été généreuse avec moi.

 

Que n’ai-je ressenti, hier soir, en regardant « Nos plus belles années » ? Deux héros qui se connaissent sans se connaître et que tout semble séparer, à part un campus commun. Puis lors d’un devoir, d’une conversation, ils se rendent soudain compte, a contrario de ce qu’ils pouvaient bêtement penser, d’une sensibilité, du sens de l’humour, d’une profondeur méconnue chez l’autre… Ça ne vous rappelle rien ? Vraiment ?

 

Sans qu’on le veuille, la pensée s’accroche à l’autre, alors que le cœur est déjà perdu. Quel que soit le sentiment né à ce moment-là, la vie continue faisant et défaisant.

Spécialement pour la Baladine!

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Rédigé par Lilas

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Publié le 25 Avril 2017

Mon compagnon est un samouraï. Un vrai. Il est droit et conséquent dans ses actes et ses paroles. Il traite tout le monde de la même manière, ce qui parle pour son impartialité, mais également pour son manque de nuance. Il respecte les codes, car il n’agit pas comme un moins que rien. Il est courageux, c’est un roc que rien ne semble décontenancer. Depuis que je le connais, je ne l’ai vu perdre pied que deux fois. La première fois, lorsqu’il m’a avoué qu’il m’aimait et que s’il ne devait avoir que des miettes, il s’en contenterait. Et la deuxième, lorsque nous sommes allés régler ses problèmes d’arriérés au Service des Contributions. Il est sincère, il ne se cache pas, ni à lui-même, ni aux autres. Bref, c’est une personne qu’on aime et qu’on accepte tel qu’il est ou qu’on déteste sans détour. Mon aîné a beaucoup pris de lui, bien qu’il n’aime pas se l’entendre dire. Mon cadet, lui, est plutôt une bonne pâte, comme moi. Mon tout est un ensemble qui fonctionne plutôt bien et qui fait des étincelles à ses heures.

 

Toujours est-il que ces jours je suis célibataire… Si, si, le genre « incroyable mais vrai », sans loi de Murphy qui vient casser les projets que je pourrais avoir ! Un état qui ne m’est plus arrivé depuis pffff…. belle lurette et plus encore ! Les avantages sont entre autres un horaire plus élastique, des repas hors plan d’alimentation, un choix de DVD très girly et le plein pouvoir sur la télécommande, ce qui signifie que je peux aller et venir sur les scènes romantiques, à mon gré et sans avoir de remarques acerbes sur l’histoire nunuche ou sur mes réactions. De l’autre côté, c’est la solitude et le silence assourdissant d’une maison vide, le manque d’action, de conversations et les nuits seule. Même le chat a déserté les lieux. Plus qu’une nuit !

 

Et ce soir, je craque sur Redford !

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Rédigé par Lilas

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Publié le 23 Avril 2017

De chauffe, celui où le prof regarde évoluer les couples, leur entente dans la danse, leur plaisir, leurs connaissances. Celui où j’ai l’impression d’avoir cinq jambes et huit bras qu’un seul cerveau n’est pas apte à gérer.

 

Puis il explique comment, d’un abrazo fermé, intime comme il l’appelle, on peut l’ouvrir pour laisser plus d’espace, de liberté à sa partenaire afin qu’elle puisse effectuer une figure. Il parle de caresse, de mouvement subtil, presque imperceptible, avant de retourner à nouveau à une douce étreinte. Il nous montre. Le mouvement semble naturel, léger, fluide, il est indiscutablement sensuel. Il nous met face à face, nous demande d’apprivoiser l’intimité et la liberté sans déplacement, juste dans l’intention. La consigne de l’exercice est facile, mais soudain la respiration est sur la retenue, l’attention suspendue à la respiration du partenaire, à tâtons, à la recherche des sensations qui devraient si simplement nous unir. Une fois la sensation découverte et ressentie, il faut la garder dans l’attitude, la danse, les figures. Et gare à perdre la concentration, en se laissant distraire par la manière dont se meut un autre couple !

 

A la fin de l’après-midi, je n’avais qu’un rêve… me retrouver à pieds nus, boire un bon thé et laisser mes pensées vagabonder.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 21 Avril 2017

Apparemment, je n’ai pas tant de succès avec mes billets dès je m’éloigne de mes émotions et de mes souvenirs. Soit. Vous en voulez plus ?

 

J’y ai repensé l’autre jour en croisant le « garçon aux platines  » - mais oui, vous savez, mon premier amour. Quand il m’a prise dans ses bras, je lui ai demandé s’il ne voulait pas m’emmener dans un pays lointain. Il avait l’air tellement abattu; en fait, il devait se rendre à un enterrement. Et c’est là que j’y ai repensé.

 

C’était l’un de ces soirs où j’étais allée danser. Je détenais une information dont peu avait connaissance et qui me permettrait de retenir son attention. Sauf que j’ai singulièrement manqué de délicatesse, le manque d’expérience n’ayant pas que des charmes. De plus, à cette époque-là, lorsque j’avais quelque chose à dire, ça sortait de but en blanc. Par surprise. Spontanément. J’en oubliais les civilités d’avant, les bonjour, comment vas-tu, est-ce que tu as su… comme si j’avais peur d’oublier l’information principale, la pièce maîtresse de la discussion. Ce qui m’a valu pas mal de déboires avec certaines personnes.

Mais on apprend avec le temps. On apprend en vivant des expériences similaires. On apprend à ménager les personnes qu’on aime. Mais ce soir-là, je n’y pensais pas. J’ai donc attendu la fermeture de la discothèque. J’ai attendu qu’il redescende de sa tour d’ivoire, où personne n’accédait. Et je lui ai dit qu’un de ses potes s’était suicidé.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 17 Avril 2017

Si je devais choisir cinq objets pour me raconter, tous se trouvent à la lettre C: chaussure, ceinture, crayon, casserole et clef.

La chaussure est à l'image de la piétonne que je suis, souple et solide, pour parcourir les chemins de campagne, mais également ceux de la vie, aussi bien les grands axes que les sentiers tortueux. Et du chemin j'en parcours, au sens propre comme au figuré, pour contempler et découvrir ce qui m'entoure. Paradoxalement, j'adore être à pieds nus. Si vous voulez mon avis, on a un bien meilleur équilibre quand le pied est en contact direct avec la terre...

Ce qui nous amène au deuxième objet, la ceinture. Elle est le symbole de mon parcours sportif, mais également l'expression de mes plus beaux souvenirs de jeunesse, de mes émotions actuelles et, j'espère, de mes moments de demain. C'est aussi l'emblème de la voie que j'ai choisie, il y a longtemps. Les enseignements qu'elle comporte sont loin d'être acquis. Mais ces valeurs sont des objectifs nobles et fondamentaux.

Le troisième objet est un crayon. On peut difficilement faire partie d'une famille d'artistes - peintres, sculpteurs - sans avoir un brin de folie au bout de la mine. Je griffonne parfois des dessins, comme des écritures automatiques de ce qui se joue en moi, tout comme je note souvent des pensées qui sont autant d'idées pour mes billets. Mais l'héritage est lourd.

La casserole est l'outil de ma fantaisie culinaire. Je suis une gourmande, une exploratrice des sens. Je teste, j'invente, j'assemble, je goûte. La cuisine est à cet effet un merveilleux tremplin. On y retrouve des goûts, des parfums, des textures, des couleurs. J'adore!

Quant au dernier objet, la clef, j'avoue que j'ai hésité à la choisir et ce, bien qu'elle ouvre des portes, de nouveaux horizons. A mon trousseau, il en manque quelques-unes qui me permettraient d'accéder à une meilleure compréhension des personnes. Je la souhaiterais plus affûtée, pour réagir au mieux.

Mon tout est un ensemble assez redondant, ne trouvez-vous pas? 

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Publié le 16 Avril 2017

Mon temps partiel a été augmenté d’un petit 10% - tant qu’à faire des heures supp’, autant que les choses soient réglées par écrit dans un contrat et que le salaire suive. Sauf que j’avais tablé sur une semaine à 41 heures – songeant à la modification des horaires de travail que nous avions eue il y a quelques années - et, en fait, il s’agit d’une semaine à 41,5 heures. Wow quel changement ! La demi-heure qui fait TOUTE la différence, dans le genre « mesure » qui ne sert à rien. En contrepartie, nous avons perdu quelques jours de congé . Vous m’en direz tant.

 

Fi de ces sombres considérations, je vais profiter de ce long week-end, incluant vendredi saint et lundi de Pâques !

 

Que la paix soit avec vous !

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Rédigé par Lilas

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Publié le 13 Avril 2017

Après la vision de quelques films basés sur des faits réels et glaçants, passer à Bridget Jones et sa légendaire maladresse fait un vieux bien. Et pourquoi donc ? Parce que, loin d’être parfaite, je mets aussi les pieds dans le plat et j’ai le chic pour me mettre dans des situations improbables – par peur de blesser les autres, parce que je me sens concernée, parce que mon cœur me fait pencher pour certaines décisions plutôt que pour d’autres. Mais là n’est pas le propos.

 

Dans ce troisième volet, Bridget tombe enceinte et, cette nuit, j’ai rêvé d’avoir encore un enfant, ce fameux petit bout de ma « trilogie » personnelle, un enfant joyeux et blond que je confonds certainement avec l’enfant d’une de mes connaissances. Dans mon rêve, je longeais une étendue d’eau et je le portais dans mes bras. Nous avons croisé un cycliste et son premier mot a été « vélo ». Soudain, cet enfant merveilleux connaissait plein de mots. Le mot « maman » ne faisait cependant pas partie de la liste. Sans doute parce qu’à mon âge, rêver d’avoir encore un enfant est illusoire. Physiologiquement, j’en serais encore capable. Amour et patience seraient au rendez-vous. Mais serais-je capable de porter une telle maternité à terme dans de bonnes conditions pour lui et pour moi, sans porter atteinte à sa santé ou à la mienne ? Pouvoir donner la vie dans les meilleures conditions, voilà toute la question. La vie est une telle loterie. Pour la suite, je sais de quoi je suis capable…

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Rédigé par Lilas

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Publié le 12 Avril 2017

Dans une autre vie, tu m’aurais fait découvrir des pays lointains aux plages de sable blanc, aux fonds marins foisonnants, aux senteurs et aux goûts divers. Tu m’aurais entraînée jusqu’au bout de la nuit dans des fêtes où tu es le roi. Tu m’aurais fait vivre tes espoirs tellement fous et pourtant fondés sur des capacités bien réelles.

 

Je t’aurais fait découvrir les paysages d’ici, la montagne, sa poésie et son silence, la rivière, sa mélodie et sa fraîcheur. J’aurais apaisé tes angoisses, adouci tes colères. Je t’aurais montré ce que la vie à deux offre comme libertés, notamment celle d’être toi-même sans avoir à te cacher derrière de nombreuses apparences.

 

Dans une autre vie, je t’aurais aimé.

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Rédigé par Lilas

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