Publié le 21 Septembre 2017

La ville ressemble à un patchwork de différentes époques et d'inspirations diverses. La vieille ville, d’abord, est construite avec du grès, une roche qui normalement devrait avoir une couleur claire, légèrement ocrée, mais qui est malheureusement noircie par les dépôts de suie provenant des nombreuses cheminées de la ville.

Partout des remparts, des tourelles, du gothique, des closes, des escaliers cachés… Plate, la ville ! Jamais de la vie ! Collé au bâtiment du parlement et derrière la demeure royale, il y a un parc immense, un highland à lui tout seul, tout en vallonements et en chemins divers où il est facile de se perdre - et/ou de se tordre une cheville. Pas de route de ce côté-là, seuls les randonneurs – et éventuellement les cyclistes – à la vessie solide peuvent s’y rendre.

Plus on s’éloigne de la vieille ville pour aller vers la nouvelle ville et plus l’architecture se modifie, pour évoluer vers un style géorgien du 18e siècle. La vieille ville, ainsi que la nouvelle, sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco, le voisinage harmonieux de ces deux ensembles si contrastés et riches en bâtiments de grande valeur, lui conférant un caractère unique.

En allant du côté du port, on retrouve les quartiers populaires et une certaine misère, même si elle est très présente dans les zones plus touristiques. Ici, les devantures de magasins sont écrites en chinois, en polonais ou autre langue indéchiffrable. Au bout, j’aurais dû tomber sur une balade au bord de la rivière Leith, mais je ne l’ai vue que du 2e étage du bus, alors que je revenais sur mes pas. Puis, à droite en remontant du port, le monument en hommage à l'amiral Nelson surplombe la ville. Le coup d'oeil vaut aussi la peine, car on y trouve un ensemble de bâtiments qui font penser à la Grèce antique.

Patchwork d'histoire
Patchwork d'histoire

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Rédigé par Lilas

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Publié le 20 Septembre 2017

Du coin du hublot, j'aperçois les prairies verdoyantes et l'estuaire du Linne Foirthe, le fleuve noir majestueusement enjambé par un pont d'un rouge vif. Un jour, il faudra que j’aille le voir de plus près, que je me laisse tenter par les fruits de mer si délicatement parfumés au curry, voire que je pousse la balade jusqu’à l’aquarium.

 

Mais pour l’instant, tout reste encore à découvrir.

 

D'en haut, le paysage semble cependant plat. Où sont donc les reliefs battus par le vent et recouverts de bruyère ?

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Rédigé par Lilas

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Publié le 18 Septembre 2017

Le voyage a débuté au pas de course.

A l'arrivée à l'aéroport, il restait une heure et quart pour mettre le bagage en soute et passer les contrôles. Les files d'attente serpentaient entre les cordons tirés et mon regard restait collé à la montre. S'il vous plaît, pas plus de 20 minutes d'attente, sinon c'est fichu! Tout à coup, une annonce: "Les voyageurs à destination de... sont priés de passer par le guichet rapide, n° 1". Une masse de gens se détache des files d'attente pour s'agglutiner devant ledit guichet. Tiens l'Asiatique qui sent la naphtaline prend le même avion que moi.

Une fois soulagée de mon bagage, je me dirige vers les portiques de détection. Rebelote les files d'attente se dessinent à perte de vue. Argh! Il est dit que jusqu'à la dernière je dois être sur les dents. C'est la première fois que je vois autant de monde. Et, à nouveau, me voilà contrainte à marcher à pas de souris, l'oeil rivé sur la montre. Je pense aux longs couloirs qu'il me reste à parcourir pour arriver au bon gate. Zen, tout va bien.

Contrôle ok, je n'ai pas d'objet métallique sur moi, je ne dois même pas me déchausser e je m'élance dans les couloirs. Au bout du couloir, ça bouchonne à nouveau. Tiens encore un contrôle? Pourtant quand je suis partie à Barcelone, il n'y avait plus de check point. Là, oui. Le douanier me regarde d'un air méfiant, prend ma carte d'identité, l'enfile dans un lecteur et, pendant un instant que j'ai trouvé interminable, scrute son écran. C'est perturbant de rester à attendre, sans savoir pourquoi c'est si long. Et puis, j'ai vraiment envie de partir. Il me rend ma carte et la porte s'ouvre enfin.

Il est l'heure d'embarquer. A ma droite, mon voisin lit Orwell. Encourageant! L'avion s'envole et je souffle enfin. Depuis combien de temps étais-je en apnée? 

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Publié le 17 Septembre 2017

Pour commencer, ils font tout à l'envers  les bus qu'il faut prendre du mauvais côté de la route, les portes qu'on verrouille à l'envers ou les robinets qu'on ouvre en sens inverse. Comment voulez-vous que je m'y retrouve? D'ailleurs, il faudra que je vous raconte mes déboires dans les toilettes écossaises, dont une histoire à rester enfermée dans le train, simplement parce que je n'avais pas compris le système d'ouverture et de fermeture.

Mais revenons à nos moutons. Les Écossais ont le sourire facile et l'humour piquant. Ils roulent les r, en modulant leurs phrases sur un ton chantonnant, ce qui rend la compréhension ardue, mais qui est tout à fait charmant.

Mais si, comme le conseillait le Goût dans son dernier commentaire, je vous racontais mon voyage au royaume de Lotn par le début?

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Publié le 9 Septembre 2017

J’en ai bavé ces derniers jours, au travail, à la maison, avec des week-ends occupés à d’autres activités. Beaucoup de pression, peu de temps pour se poser. En conséquence, j’ai regroupé mes forces à l’intérieur et me suis concentrée sur l’essentiel, en mode survie. Les problèmes sont loin d’être réglés, mais j’ouvre une parenthèse – elle aussi difficile à placer et à organiser.

 

Me voici donc à la veille de ce voyage tant souhaité, parce qu’un jour en feuilletant un magazine de cuisine, je suis tombée sur des photos fantastiques, des maisons colorées (si, si), de paysages vallonnés battus par le vent, aux couleurs incroyables. Je vais donc plonger dans un nouveau monde d’histoire, de batailles, d’indépendance, de châteaux, de fantômes, de paysages sauvages et de saveurs fumées, tourbées ou tout simplement nouvelles. Je ne vous promets pas de goûter au haggis… mais j’essaierai de tenir à jour mes carnets de voyage.

 

Bon vent !

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Rédigé par Lilas

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Publié le 5 Septembre 2017

Il y a des dates, des saisons qui me ramènent ailleurs, dans une autre vie, dans un autre temps, dans l'écho infini de cette phrase lancinante. Une folie née de la présence côte à côte, de la proximité, de cette chimie si bizarre entre deux êtres... Comment l'expliquer autrement, alors qu'un simple effleurement intensifie les regards et coupe le souffle?

 

Si je le rends fou, dans quel état croit-il que je suis ?

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Rédigé par Lilas

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Publié le 4 Septembre 2017

Pas de frénésie dans les couloirs. Pas d'électricité dans l'air.

 

Dans la salle d'attente, les gens - environ une quinzaine de personnes - discutent par petits groupes, en sous-voix. Le personnel à l'accueil plaisante et des rires fusent. Pourtant, nous sommes aux urgences.

 

Des différents groupes qui discutent, mon attention se porte sur un couple qui accompagne une dame plus âgée, en chaise roulante. Ils sont là depuis longtemps, la faim commence à tenailler, mais les cantines et kiosques de l'hôpital sont désormais fermés. Il ne reste dans les distributeurs qu'un choix peu engageant de sandwichs industriels.

 

Au cours de la discussion, la fille annonce à la mère qu'elle ne rentrera plus. La mère, effarée, s'inquiète de ses affaires, de ce qu'elle a laissé derrière elle. Elle essaie tout de même et parle d'une éventualité de rentrer. Sa fille énonce clairement qu'il n'y aura pas de retour. La mère prend soudain conscience de ce qu'une telle situation implique, se cache les yeux et déclare "je vais mourir". Soudain, ce qui a été énoncé si clairement, prend forme. La mère change d'expression, la fille n'est plus si sereine, ni dans le ton de la discussion, ni dans le regard. D’ailleurs, elle s’éloigne et c’est son mari qui reprend les rênes de la discussion.

 

Poignante prise de conscience, de part et d'autre!

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Rédigé par Lilas

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Publié le 30 Août 2017

Trahison!

 

Les étagères de mon armoire se font la malle, sous le poids de mes fantaisies colorées, soyeuses et indispensables. Jusqu’à présent, j’ai toujours pensé que c’est moi qui gagnerais. Mais apparemment elles ont une volonté propre, celle de m’obliger à faire plus de tri, de supporter moins et de me gâcher mes soirées.

 

Non, je vous assure, le petit personnel n’est plus ce qu’il était.

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Rédigé par Lilas

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Publié le 28 Août 2017

Il a perdu du poids et il en est très fier. Chez moi, le seul effet que son programme alimentaire a eu ne se voit pas à l'oeil nu. Malgre les légumineuses et le chocolat noir, mon taux de ferritine a chuté et j'ai épuisé mes réserves de fer. Même ma douce Zieuxbleus , qui a accouché il y a un peu plus de 3 semaines et qui allaite, affiche une valeur plus haute que la mienne – pratiquement le double.

 

C’est cool, non ? 

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Rédigé par Lilas

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Publié le 27 Août 2017

Les gens n'écrivent plus - c'est gonflé d'aborder ce thème, alors que je suis si silencieuse ces derniers temps. J'ai retrouvé un paquet de lettres qui m'étaient adressées et que j'avais gardées précieusement. Mais celle dont s'inspire mon titre est à part.

Elle date de quelques années plus tôt. Je l'ai reçue lorsque j'avais 17 ans, après un séjour dans un petit village, perdu au milieu des champs de lavande de Haute-Provence. L'odeur était tellement forte que les premiers jours, un sérieux mal de tête m'a accompagnée. L'odeur était si forte, qu'en revenant à la maison et en ouvrant ma valise, mes affaires en étaient imprégnées.

J'étais partie avec une troupe de théâtre. Plus précisément, avec un couple dont j'allais garder le petit garçon de 9 mois, pendant qu'ils dispensaient leurs cours. Ils avaient sans doute déjà une certaine notoriété, elle était mime et lui humoriste. Par la suite, il a fait beaucoup de télévision et de la mise en scène.

L'équipe de cuisine provenant du Sénégal était drôle, festive et nous préparaient des plats colorés et succulents. J'ai rarement aussi bien mangé. J'ai passé beaucoup de temps avec eux et le petit aussi, par la même occasion.

Et puis, il y avait les participants, les personnes qui suivaient les cours, avec qui j'avais bien peu à faire. Et pourtant, c'est l'un deux qui m'a envoyé cette lettre dont la première phrase me sert aujourd'hui de titre. Phrase qui est restée gravée...

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