Publié le 6 Décembre 2016

Jusqu’où peut aller le besoin de prestige et l’envie de briller ? Combien de personnes faut-il écraser et évincer ? Combien de petites mains invisibles faut-il utiliser pour faire face au surplus de travail et tenir ses engagements ?

 

Elle ne m’aime pas, parce que j’oppose de la résistance et je tente de dresser des limites qui sont simples et établies dans le cahier des charges de chacune. Elle a un job à faire et j’ai le mien.

 

Mais j’ai l’impression qu’elle aimerait pouvoir s’éclater de la même manière que moi, dans mes activités évidemment. Son argument est « nous sommes une équipe, nous travaillons en équipe ». Mais je dois m’adresser à elle si j’ai besoin de l’aide de ses collaborateurs – ce qui est le cas, car j’ai besoin des personnes qui font le joint entre les différents départements, de qui met les informations en ligne, etc. – et surtout, surtout, je n’ose pas aider ses collaborateurs. Un problème de compréhension, de parution, de processus – surtout je ne dois pas faire part de mon expérience et de ma connaissance. C’est clair qu’en demandant, en cherchant, en sollicitant les différents services, elle finira par avoir la réponse, par s’en souvenir pour mieux fonctionner, mais elle met une ambiance de m... ince dans l’équipe. Son supérieur lui a déjà fourni des tâches supplémentaires mais ça ne lui suffit pas. Bref.

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Rédigé par Lilas

Publié le 4 Décembre 2016

H-IL me lit depuis une dizaine d'années, depuis mes débuts sur la blogosphère. Récemment, dans un commentaire, il me faisait part de son impression d'avoir déjà lu un de mes textes. Pourquoi? Simplement parce que je reviens toujours sur les thèmes, sur ce qui me touche profondément, sur ce qui continue à me chambouler, malgré le temps qui passe et l'expérience que je peux engranger.

Il y a des situations, H-IL, qui me prennent aux tripes et résonnent en moi, hier aujourd'hui et demain. Quand je vois un couple qui n'a aucune autre raison d'être et qui ne trouve pas le moyen de vivre son histoire, quand il s'embourbe dans des détails secondaires ou se perd dans des conjonctures inutiles, car le futur reste à vivre, alors que l'envie première est celle d'être un avec l'autre, quand d'autres choix ou responsabilités les séparent, alors que le bonheur est là, à portée de main, quand deux personnes ne trouvent pas la manière d'être heureuses, tout cela m'émeut humainement, émotionnellement.

Et j'aurai toujours le besoin de l'exprimer, de l'écrire pour calmer les frissons qui me parcourent, moi qui ne puis imaginer une vie sans l'élément crucial qu'est l'amour.

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Publié le 3 Décembre 2016

Mes troupes lâchent ou prennent le relais, c'est selon. Qui avec les mêmes symptômes, qui avec de nouveaux infiniment moins sympathiques. De ce côté-là, nous devrions être tranquilles pendant les fêtes.

Des fêtes, parlons-en! Le délai approche, on me demande programmes, invitations, horaires, menus, alors que d'ici-là j'ai encore une visite chez le chirurgien, deux jours en Alsace, trois parutions, quatre soirées de Noël déjà agendées et zéro idée pour les cadeaux, alors que c'est ma partie préférée. Pfff! Il va vraiment falloir que je prenne le temps.

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Publié le 1 Décembre 2016

Elle avait le regard qui en disait plus que tous les mots qu'elle avait un jour prononcés, le geste doux qui était le prolongement de ce qu'elle n'énonçait pas, les mots qui calmaient ses angoisses et ses frustrations, la conscience aiguë de ce qu'ils vivaient. Elle aimait son aisance, son odeur, son attention.

Il avait cette tendresse qui la désarmait, ce regard particulier qu'il posait sur elle lorsqu'elle parlait, ces mots auxquels elle ne savait résister, cette étreinte si désespérément accueillante et unique, ce besoin pressant d'elle. Il aimait sa discrétion, sa réceptivité et sa délicatesse.

Il y a quelques années que ces deux-là s'étaient reconnus, mais ils ne s'étaient rien promis.

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Publié le 29 Novembre 2016

Alors que je jouais à la Dame de Haute-Savoie, mes compagnons de danse suivaient un stage.

Ils en parlaient aujourd'hui avec les yeux remplis d'étoiles, malgré les heures à entraîner la posture, les appuis et à grands renforts de mille petits détails à corriger et de nouveaux pas comme le traspié à apprendre. Chacun y allait de sa sauce pour tester les nouveaux pas, pour retrouver les sensations du cours. Et je passais de bras en bras, telle une feuille d'automne virevoltant dans le vent.

Il paraît - c'est le prof qui l'a affirmé - que lorsqu'on danse près de sa partenaire, on n'arrive plus à remettre une distance, lui qui me tient dans une étreinte douce, mais ferme, d'où il est impossible de m'envoler. C'est incroyable ce qu'il me fait ressentir. Danser avec lui est comme une caresse, comme un pur don d'amour. Il est difficile de casser le charme quand la musique s'arrête.

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Publié le 27 Novembre 2016

"Gentiment" est la seule réponse que je puisse donner. J'ai l'impression que les antibiotiques agissent moins bien que la semaine passée. Pour essayer de me reprendre, j'ai choisi le soleil de Haute-Savoie.

Lâchée au petit port, je longe le lac, en me réjouissant de retrouver l'automne qui se décline encore en ocre et en bordeaux. Je passe devant l'Imperial, en me disant qu'il est bien joli et qu'une fois il faudrait que j'entre dans le hall d'un de ces grands hôtels. La balade se poursuit, l'eau du lac est limpide et le sable au fond de l'eau forme des petites vagues, comme à la mer. Le soleil luit, suffisamment pour que j'enlève mon manteau et que j'enroule le foulard que j'avais autour de mon cou dans mes cheveux. Le téléphone armé en main - tiens, ça me rappelle vaguement quelque chose - je fais quelques photos de-ci et de-là.

Le marché de Noël à l'entrée de la vieille ville me semble totalement incongru par une telle température. Je regarde les stands sans les voir. Je circule le nez en l'air, en quête d'un détail à photographier. Je m'éloigne du marché, mais les rues de la zone piétonne sont noires de monde. Je prends les petites ruelles de traverse, pour être plus tranquille, sans trop savoir où me porteront mes pas.

Au final, je me suis retrouvée à l'endroit où Zieuxbleus m'avait donné rendez-vous, il y a deux ans. J'ai acheté ce dont j'avais besoin, voire un peu plus - c'est dangereux de croiser un magasin de lingerie fine qui pratique encore les rabais du black friday - et je suis lentement revenue sur mes pas. Et comme diraient Heure-Bleue et le Goût, c'était bien.

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Publié le 24 Novembre 2016

La Baladine a écrit un magnifique plaidoyer sur la beauté, celle qui se lit, dit-elle, dans "la chair, la lumière, l'expression, qui se reflète sur un visage, dans un sourire, un port de tête (...) C'est un visage qui dit les sentiments, la vie, avec ses joies et ses souffrances".

Quelle belle plume elle a et comme elle a raison! Trop souvent, la beauté est assimilée à une mode, actuellement celle de l'éternellement jeune. C'est vrai si j'y songe... Je n'ai jamais réussi à capturer - ou si rarement - la douceur d'un sourire sur une photo, ni la grâce d'un geste, ni la profondeur d'un regard ou la chaleur d'une accolade, tous ces gestes qui font vivre une personne et lui confèrent un charme si particulier. Mais tous ces moments sont imprimés dans ma mémoire.

Merci La Baladine pour ton très beau texte.

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Publié le 23 Novembre 2016

En matière de déchets, nous sommes taxés au sac-poubelle, c'est-à-dire exactement à la quantité de déchets qu'on produit. Sans surprise, si on fait du tri, le sac se remplit moins rapidement que celui de la personne qui jette tout et n'importe quoi à la poubelle.

Autant vous dire que je préfère cette mesure à un quelconque forfait calculé au nombre de personnes dans le ménage, forfait qui met tout le monde sur un pied d'égalité et ce, quel que soit son comportement en matière de tri. Autant vous dire aussi que je paie moins maintenant (que ce que je ne payais avant, quand le forfait était en vigueur et que les sacs-poubelle ne coûtaient rien).

Mais je peux concevoir que, pour des personnes qui ont un petit budget, l'achat de départ puisse paraître excessif, soit 20.- pour 10 sacs. Tout dépend l'usage qu'on en fait... mais, personnellement, une fois que j'ai trié les piles, le compost, le papier, le PET, les flacons en plastique, le carton et l'aluminium, il ne reste plus grand chose à jeter à la poubelle. Donc, avec 10 sacs et pour le nombre de personnes qui compose mon ménage, je tiens pratiquement un tiers de l'année.

Pourtant, je continue de croiser des gens qui, au centre-ville, jettent discrètement une partie de leurs ordures ménagères dans les poubelles publiques... la plupart du temps, un petit sac discret où tout est mélangé. Dommage qu'ils ne s'y tiennent pas! 

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Publié le 21 Novembre 2016

Le lac est de glace, une surface lisse et brillante aux multiples nuances de gris. Les contrées et les Alpes au-delà du lac sont dans les mêmes tonalités, des ondulations de gris plus ou moins clair qui se dessinent à l’horizon. C’est vraiment très beau.

Il faudrait parfois disposer d’un bon appareil-photo pour vous faire part de cette gamme de couleurs.

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